L’Ortie

15, Avr 2020

La Grande Ortie, La Petite Ortie 

Urtica dioica, Urtica urens 

La Grande Ortie peut atteindre les 1m50 alors que la Petite Ortie (ou Ortie Brûlante) atteint les 0m50. Elles ont les mêmes vertus et aiment les broussailles et les jardins. 

 

Histoire : 

Pour les anciens, la Grande Ortie était une plante des plus importantes, offrant nourriture, vêtements et remèdes. À mesure que les tribus néolithiques abattaient des arbres pour s’installer dans les clairières des bois, les orties avaient poussé sur de grandes bandes de terrain et avaient rapidement été mises à contribution pour obtenir les fibres dont on fabriquait les cordes, les nasses et les tissus avant l’apparition du lin. La fibre d’ortie est incroyablement forte. Au XVII ème siècle, en Ecosse on la tissait encore pour des draps et des nappes. Pendant la Première Guerre mondiale, lorsque les réserves de coton ont été épuisées, l’Allemagne et l’Autriche ont produit des vêtements en fibre d’ortie. 

Légume des populations préhistorique, l’ortie s’est mangée presque partout en guise d’épinards jusqu’au XVIè siècle. Dioscoride en distinguait deux espèces d’après la grandeur des feuilles. Il conseillait de la décoction de graines d’ortie dans du vin de raisins secs comme aphrodisiaque, ou en mélange avec du miel comme pectoral et expectorant. Les cataplasmes de feuilles écrasées étaient également utilisés en cas de plaies et de tumeurs. Galien, lui confère à peu près les mêmes propriétés au IIè siécle. Au XVIè et XVIIè siècles on recommande l’ortie contre les hémorragies.

 

Utilisation : 

 

En usage interne:

L’ortie permet de lutter contre les diarrhées, les troubles intestinaux, l’aérophagie mais aussi contre le diabète. On peut l’employer dans certaines hémorragies, dans les saignements de nez ou les métrorragies. Elle limiterait l’énurésie des enfants. Elle soulage les petites douleurs articulaires et est efficace dans certains rhumatismes. Les feuilles permettent de lutter contre la fatigue. On peut consommer les jeunes feuilles, fraîches, comme dépuratif et comme diurétique. 

Ce que nous dit Sainte Hildegarde de Bingen :

« L’ortie est une espèce tout à fait chaude. Elle ne vaut rien à manger crue, à cause de son caractère irritant. Mais si  on fait cuire celle qui vient de sortir de terre, elle est bonne à manger car elle purge l’estomac et en fait disparaître les humeurs. Et toute espèce d’ortie parvient à ce résultat.

Si, à cause des humeurs nuisibles et mauvaises qui sont en l’homme comme un poison, des vers viennent à se développer chez quelqu’un, il faut prendre du suc d’ortie brûlante et autant de suc de bouillon blanc ; en poids égal à cela, des feuilles ou écorce de noyer, un peu de vinaigre et beaucoup de miel ; faire bouillir dans une marmite neuve, en enlevant l’écume ; après ébullition, retirer du feu, en prendre pendant quinze jours, un peu à jeun et davantage après les repas, et le vers mourront.

Et si on perd la mémoire, piler de l’ortie brûlante pour en extraire le suc, ajouter un peu d’huile d’olive : quand on va se coucher, s’en frotter le poitrine et les tempes : de la sorte, les oublis seront plus rares. » 

Physica – Le Livre des Plantes – Hildegarde de Bingen

Les feuilles sont très riches en protéines complètes, équilibrées en acides aminés, et donc de même valeur nutritionnelle que celles de la viande. Elles contiennent, en outre, des flavonoïdes et quantité de vitamines, de sels minéraux et d’oligoéléments: 7 fois plus de vitamine C que les oranges, 2,5 fois plus de fer que les épinards, presque autant de calcium que le fromage et une quantité impressionnante de provitamine A. 

(extrait du livre Petit Larousse des plantes qui guérissent).

 

En usage externe:

Elle est un composant fréquent de lotions toniques du cuir chevelu, et permet de lutter contre les calvities naissantes. En décoction ou incorporée à des shampoings. 

 

Infusion : prendre 40gr de feuilles fraiches et les placer dans un litre d’eau très chaude. Laisser infuser 10min, puis bien filtrer. Boire cinq tasse par jour. 

Lotion : prendre 100g d’ortie fraîche à faire bouillir dans un litre d’eau pendant 10min. Laisser en contact en vase clos toute une nuit. Filtrer. Ajouter 2 cuillerées à soupe de vinaigre blanc. À utiliser 2 fois par semaine.

Contre indiquée : femme enceinte et allaitante. Chez les enfants de moins de 12ans. Déconseillée aux asthmatiques. 

 

Retrouvez l’ortie dans nos produits :

Ortie feuille Bio 120 comprimés PhytoTriplex Fer 150ml composé de Ortie piquante, persil, eau florale de sarriette et PhytoTriplex Reminéralisant 150ml composé de : Ortie piquante, prêle, eau florale de sarriette.

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